"L"image a été tellement vue, publiée, commentée, décrite, qu'il est difficile de se l'approprier. Devenue icône, elle se dresse comme une mémoire intouchable, une page d'histoire, un monument officiel qui fige la pensée vivante. Finalement, elle est portée par une génération de vieux qui la brandissent comme une signature héroïque. 1968,2008, quarante années d'une longue lamentation: de notre temps, on étai révolutionnaire, de notre temps, on faisait de la politique..." extrait d'un article de Frédéric Lambert, professeur des universités, tiré du magasine Citato daté de Mars 2008.
Sur cette photo figure Daniel Cohn-Bendit, l'un des grands acteurs de la révolte étudiante de Mai 68. Cette photo est encore aujourd'hui, l'icône l'incontestable de cette époque qui restera à jamais le symbole de la rebelion des jeunes contre le gouvernement.
Cela dit, c'est à se demander parfois si Mai 68 fait autant recette qu'autrefois. Soyons clair, des révoltes comme à l'époque, il n'y en aura, sans doute, plus jamais!
D'une part, plus de la moitié des gens s'en foutent, ou sinon ils ignorent ce qui se passe car mal renseignés par des médias complètement à côté de la plaque. Le gouvernement aussi s'en contrefiche, il se moque bien que, nous, les jeunes, descendions dans les rues pour crier notre mécontentement et notre peur de l'avenir.
De toute façon, petit à petit, même si grave aux actions sociales que les jeunes mènent à chaque crises, le gouvernement gagne du terrain, année après année, supprimant un à un les acquis durement gagné par les générations précédentes.
Alors certes, la liberté nous l'avons, un élève aujourd'hui est libre de faire ce qu'il entend, et de dire ce qui lui chante, mais à quel prix. Tout est bouché, le nombre de secteurs qui marchent se resserre, le nombre de postes d'enseignants diminue chaque année, et la qualité de l'enseignement avec.
Cependant, ce n'est surement pas une raison pour baisser les bras. L'état se fout de nous, et nous devons lutter contre ça. Le ministre de l'éducation propose d'améliorer l'enseignement, il veut que les élèves aient un meillur niveau scolaire.
La politique qu'il entretien en ce moment va totalement dans le sens inverse. Ce n'est pas en suppriment des postes que nous aurons une éducation.
Et puis, une fois encore, la gouffre s'élargit, et nous voyons bien apparaître en France une éducation nationale à deux vitesses, avec l'éternel duel Public/Privé.
L'État Français devrait prendre exemple sur ses voisins du Nord, en particulier les Scandinaves, les bons élèves de l'Europe dans quasiment tous les domaines, et principalement en matière d'éducation et d'écologie.
Ces pays, et en particulier l'état Suédois, promouvoient l'idée du "self-made-man", ce qu'en France, on pourrait communément appeller, la réussite individuelle.
"L'école sert non à former, mais à classer et hiérarchiser les gens, c'est-à-dire à produire de l'anxiété. Pire, le niveau d'étude est exactement prédictif de la position que l'on occupera dans la société"- Extrait d'un interview d'Olivier Galland, Parut toujours dans le même numéro de Citato (lisez le c'est trop cool ^^)
Donc voila, encore une fois, faites votre opinion là-dessus! Bon moi, je vous avoue qu'avec l'internat, je suis un peu coupé du monde, alors je suis pas toujours l'actualité! mais le peu que j'entends sur les problème sociaux du moment me fait toujours autant froid dans le dos.
Si c'est si dur pour, imaginez quel monde verrons nos gamins quand ils viendront au monde. En plus de détruire le monde avec la pollution, on se débrouille pour foutre la merde dans l'état. Il viendra un moment où il faudra vraiment agir, parce que tout ça ne pourra pas continuer éternellement.
Loïc